Je ne me souviens plus lesquels.
La chambre surchauffée, la lumière ténue. Mon regard, étourdi, a balayé le mur chargé de dessins. Les candides bonshommes aux silhouettes grossières affichaient comme à leur habitude des regards fixes et des sourires aussi naïfs que sincèrement sympathiques. Ma vision temporisa inopinément le dénouement de cette nuit et le réveil se fit pondéré, contenu. Je leur rendais leur sourire en me redressant paresseusement au creux du lit défait. J'aurais voulu le voir présent, et, attendrie par la pensée qu'il devait encore dormir à cette heure peu avancée, je poussais un grand soupir et m'écroulais de nouveau sur l'oreiller difforme.
Mes premiers instants chaque jour se délectent de ces errances sentimentales où l'imaginaire apaisant, étanche l'envie qu'il soit là.
Des bises rêveuses.



0 commentaires:
Enregistrer un commentaire